The shape of water

Sorti le 13 Mars 2018, le film « La forme de l’eau » de Guillermo del Toro accueillait ses premiers spectateurs curieux de découvrir son nouveau « Labyrinthe de Pan ». Une amie m’avait soudoyé ce jour-là afin que je l’accompagne au cinéma, mais je n’ai pas pu. Quoiqu’il en soit : mieux vaux tard que jamais. J’avais décidé de me poser tranquillement ce soir et de suivre mon instinct, de balayer les films à voir du moment. Et une petite voix me soufflait à l’oreille : tu n’en as pas marre de te refaire inlassablement tous les Harry Potter ? Non, absolument pas. Mais…

Histoire

Elisa Esposito est muette. Elle travaille dans un laboratoire gouvernemental ultra secret comme concierge. Elle mène une existence routinière et sans histoire mais sa vie bascule à jamais lorsqu’elle et sa collègue Zelda découvrent une expérience encore plus secrète que les autres : elle découvre l’existence d’une créature amphibie cachée dans l’un des bassins de l’établissement.

Avis

Je ne pense pas que l’on puisse rester insensible à ce film.
A n’en pas douter, je savais bien avant la bande annonce que ce film était une histoire d’amour à la « Belle et la bête ». Cependant, bien que la fable joue souvent sur les éléments graphiques, je voulais me laisser porter par cette nouvelle adaptation. Je voulais découvrir qu’elle était cette relation si particulière entre les deux personnages principaux ; comment elle naissait et comment elle était vécue par le spectateur.

C’est ainsi que je me suis laissée transporter dans un univers de douceur maritime, de passion aquarelle et de sincérité silencieuse. Le son des vagues nous berce tous le long du film.

Aussi agréable qu’est le scénario, j’ai pu apprécier la composition des différents angles de vues : chaque plan est si riche qu’il nous plonge dans un décor et un monde à part entière. Ce dernier, qui aurait pu être « too much », est naturel. Je suis une incurable romantique et ces rêves bleus ont réussis à me toucher en pleins cœur. Tous les éléments fantastiques s’accordent à la perfection avec le romantisme de l’histoire.

Pour celles et ceux qui ont tout particulièrement aimé le film Lalaland, je peux vous assurer que vous allez adorer. Moi qui ne suit pas une fan des films anciens, avec des instants hors du temps, des rêveries, de la musique et de la danse, j’avoue avoir bien accrochée.

Je ne savais pas trop quoi dire sur cet article. Rien ne pouvait traduire davantage ce commentaire sur l’affiche principale : « Ce film est sublime ». Mais j’avais envie de vous partager mon mood et ce poème qui m’a tant touché.

Il est lu à la fin de l’histoire par Gile, l’ami de Elisa. Etes-vous de ceux qui ont longuement admiré et répété la dernière scène, encore et encore ? Elle me coupe le souffle tant j’aime écouter les paroles de cet acteur. Il parle de l’amour en lui-même, sans vouloir spoiler personne.

 » Incapable de percevoir ta forme, je te trouve tout autour de moi.
Ta présence emplie mes yeux de ton amour.
Elle rend humble mon coeur, car tu es partout. « 

La scène finale

Attention, spoil.

Ce film peut être interprété différemment selon la personne.

Comme nous le comprenons dés le départ, l’eau est l’élément principal du film. Il est associé à la purification et au bathème :
– Elisa est retrouvée dans une rivière dès son plus jeune âge.
– La créature vit d’eau de mer.
– Il pleut souvent, notamment à la fin.

Egalement, il y a de nombreuses références religieuses, dont le prénom de Zelda Dalila qui fait tant des siennes.
La référence la plus importante selon moi est celle de Moise : « Après sa naissance, la mère de Moise l’abandonne dans une corbeille sur le Nil, près de la rive. Moïse veut dire « Sauvé des eaux ». » Le personnage principale, Elisa, est également orpheline rescapée des eaux, puisqu’on dit l’avoir trouver dans une rivière. L’excuse que nous donnons à son handicap se résume aux 4 coups de griffes que nous apercevons sur son cou.

Tous ces éléments m’amènent à penser que ce poème est une hymne à l’amour, l’amour qui permet de faire évoluer une personne. Un amour qui nous fait nous dépasser.

Au début du film, nous pouvons voir qu’Elisa est une femme régulée par des impératifs, ils donnent à son quotidien un rythme régulier mais un semblant ennuyant. Lors de sa rencontre avec « la chose », l’amour lui fait faire des folies, la fait sortir de son confort. Elle prend des risques et nous montre enfin une personnalité forte de caractère qu’elle gardait bien caché. Muette, elle semble encore plus vivante qu’auparavant. Elle s’exprime dans sa recherche de justice pour sauver son « amour ».

A la fin du film, Elisa est touché lors d’une attaque par balle, tout comme l’homme poisson (si je peux l’appeler ainsi). Cependant, seul ce dernier peut se régénérer. Il l’emporte alors avec lui dans la rivière.

Et alors, il y a la scène du baiser : ce n’est pas seulement la créature qui l’embrasse, mais également l’élément de l’eau. Elle retrouve son environnement afin de se recréer. Les cicatrices au cou de la jeune femme s’entrouvrent afin qu’elle puisse respirer de nouveau. Ce plongeon est pour moi un retour à ces racines, le retour à la pureté, dans les jupes des vagues de sa mère.

En fin de compte, ce qui l’empêchait de s’exprimer va lui permettre de vivre sous les eaux.

Elisa trouve dans cette faille de départ le moyen de pouvoir renaître. C’est le commencement d’une seconde vie. Nous pouvons nous imaginer que l’espace nouveau dans lequel elle va vivre sera plus adapté à sa personnalité, elle de nature calme. S’exprimer lui sera plus facile et elle développera davantage sa relation avec la créature en utilisant la langue des signes, une compétence et un moyen qu’elle a appris de son passé.

Alors, elle vivra véritablement son histoire d’amour sans fin, sans barrière, ni cage.

Tout comme l’eau est partout, leur amour est infini.

Très douce soirée,

 

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